Aux US, les bimbos ont envahi les clips de rap. Véritables icônes sexuelles, ces ladies choquent autant qu’elles séduisent. Qui sont-elles ? Pourquoi acceptent-elles ce
jeu de la perversion ? Réponses avec notre enquête exclusive.
Origines du phénomène
On les appelle les hip-hop honeys, les vidéo vixens ou les eye-candies, ce sont ces créatures de rêves, objets de tous les désirs, qui sévissent à longueur de journée sur MTV Base
(qui porte si bien son nom ), Trace TV et compagnie.
Elles ont également fait leur apparition dans les vidéos de nos rappeurs hexagonaux. A petite dose certes, mais suffisamment pour créer un manque chez un public masculin forcément
demandeur. La bimbo ne serait donc utilisée que pour rendre les hommes accrocs ? Femme objet donc contre laquelle s’élève une majorité bien pensante, qui y voit la diffusion d’une image
dégradante et avilissante.
Qu’en penses les principales intéressées ?
Prendre les hip-hop honeys pour des jeunes femmes écervelées serait les insulter. Conscientes de l’image qu’elles offrent de la féminité, elles assument totalement leur engagement
auprès de ces rappeurs aux mœurs parfois sauvages.
Contrairement à l’idée qui circule, ces filles ne sont pas des groopies ramassées lors d’un concert et à qui ont aurait promis la gloire. Toutes ou presque sont envoyées par des
agences spécialisées en casting hip-hop. Elles bénéficient d’un contrat écrit qui définit les termes de leur collaboration.
Car oui, les filles interprètent un rôle qui entre dans le cadre d’un scénario, simpliste et plein de stéréotypes certes, mais qui répond à une logique commerciale voire
artistique.
Les tournages
Les tournages de clip ne sont pas des orgies dépravées à côté desquelles Meetic ressemblerait à une boum de 6ème. Tout est cadré et tout s’arrête en même temps que
les caméras. Si les rappeurs se tiennent généralement à carreau, ce sont les filles entre elles, qui entretiennent les tensions. Comme dans toute industrie, les places sont chères et tous les
coups permis.
Reconversion pour mannequin de plus de 40 kilos
Beaucoup de ces filles sont d’anciennes mannequins, ayant parfois travaillé pour les plus grands créateurs de mode européens, mais qui ne rentrent plus dans un pantalon taille
32.
Contrairement aux podiums de haute couture, ici fortes poitrines et fesses rebondies sont les bienvenues. Alleluyah !
Un tremplin vers la gloire ?
Si certaines ne font ça que pour l’argent, d’autres et elles sont nombreuses, profitent de cette exposition médiatique pour se faire un nom. Le rêve américain n’est pas loin et
beaucoup espèrent faire carrière comme actrice au cinéma. D’autres, sont des apprenties chanteuses et cherchent surtout à faire la rencontre qui leur permettra de booster leur carrière solo. On
trouve aussi des étudiantes qui viennent se faire de l’argent de poche.
Combien ça gagne ?
Plusieurs tarifs existent en fonction de la notoriété de chaque fille et surtout de son rôle dans le clip. Si une simple figurante touche une centaine de dollars pour une journée
de tournage, une lead, c’est à dire, celle qui tient le premier rôle, peut encaisser plusieurs milliers de dollars.
Les filles sortent-elles parfois avec les rappeurs ?
Karrine a flirté avec un paquet de rappeurs et autant de célébrités d’Hollywood avant de décider il y a quelques années de tourner la page.
Elle a fait scandale en racontant son histoire dans une sulfureuse autobiographique. Si elle a couché avec nombre de personnalités du milieu comme P. Diddy, DMX, Jay-Z, Ja Rule,
Doctor Dre ou encore Bobby Brown, le mari de Whitney Houston, elle reproche le comportement des nouveaux rappeurs à l’égard des filles :
« Les petits nouveaux sont tellement excités de se retrouver sur un tournage, qu’ils deviennent dingues. La plupart n’ont pas une expérience sexuelle très développée et
ils ont du mal à se contrôler avec toutes ces filles à leurs côtés. »
P.DIDDY AU PARFUM
Grand séducteur, P.Diddy vient d’exploser tous les chiffres de vente de parfums aux US. Sa recette ? Une publicité bien hot, qui le montre au lit avec 2 charmantes créatures.
Comme quoi, qu’importe le flacon, du moment qu’il y a l’ivresse !
LA PRESSE SPE
Aux Etats-Unis, les vidéo vixens sont en passe de devenir de véritables stars. Depuis quelques années, des magazines spécialisés leurs sont même consacrés tels que KING et autre
XXL